presse

Article Bâtiment entretien “Faut-il engager son entreprise dans l’Ecolabel ?”

page2image11556960

À qui s’adresse cette certification ?

À toutes les entreprises, les PME, comme les majors. Dans la mesure où cet Écolabel va concerner un service dédié, au sein duquel travailleront des agents formés, les entreprises pourront ainsi se différencier et valoriser leur approche RSE et SME (système de management environnemental). Par ailleurs, cette activité écolabelisée doit être bien distincte des autres prestations et disposer d’une comptabilité dédiée.

La nature des prestations est donc limitée ?

Oui et non. Oui, car la certification exclut toute utilisation de produits biocides – dont certains désinfectants bénéficiant du label Écocert – et impose l’emploi d’une chimie bénéficiant de l’Écolabel européen ou Nordic Swan. Les produits ne doivent pas comporter de pictogramme de risque et être exempt de tout composants CMR. Cette logique se poursuit sur les équipements ou les véhicules par exemple qui doivent répondre aux exigences du label. Ces prestations écolabélisées ne vont concerner que le tertiaire. Mais il s’agit tout de même d’un segment important du marché et d’une belle vitrine pour les entreprises qui veulent mettre en avant leur engagement environnemental et sociétal.

L’entreprise doit-elle également identifier des agents pour ces prestations ?

Oui. Ces professionnels seront formés à l’utilisation des produits écolabels, à la gestion des déchets ou encore aux bonnes pratiques en matière d’ergonomie.

Quelle est la durée de l’agrément et son coût ?

L’agrément est donné pour trois ans à l’entreprise de propreté. Le délai prévu entre le dépôt du dossier et l’obtention de l’accréditation est de six mois. D’un point de vue financier, le coût varie en fonction de la taille de l’entreprise mais représente toutefois plusieurs milliers d’euros par an.
C’est une somme qui peut faire hésiter les candidats mais le jeu en vaut vraiment la chandelle car l’entreprise pourra valoriser économiquement ces prestations écolabelisées. De plus, les donneurs d’ordres, publics notamment, suivent avec beaucoup d’intérêt  cette question et ne manqueront pas, à court ou moyen terme, d’introduire cette exigence dans certains de leurs appels d’offres.